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Mahty. e / Comment échapper au bonheur ?

Je n’aurais peut-être pas le temps de tout vous dire…

Tout n’est rien, ce qui est tout pour moi peut être rien pour vous et c’est peut-être là, dans ce rien que se cache votre tout, votre trésor, votre Graal, votre bonheur…

Jean Pierre Garnier Mallet (chercheur physicien) nous parle de la « loi de dédoublement du temps »:

« Entre deux temps où nous n’avons pas le temps, il y a ce temps où nous avons tout notre temps. » C’est le temps des rêves, le temps de la transformation, c’est le temps de l’unité.

Nous nous promenons tous sur le même chemin, il nous raconte que pour chacun les couleurs sont différentes… Je me demande quelles sont les vôtres ?

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    L’histoire balade les mots et je vous invite à les laisser passer ou à les transformer, les re-colorier pour mieux les entendre ou à vous laisser séduire pour mieux les enlacer. Et à aucun moment, vous laisser aller à rêver pour ne rien laisser passer…

    Pour cela, prenez le temps celui où nous avons le temps et vous rencontrerez peut-être en temps et en heur, à la bonne heur, le bonheur…

    Serait-ce simplement une question de rendez-vous ? Un rendez-vous que l’on ne peut pas prendre, curieux, n’est-ce pas ?

    Et si on prenait le temps, celui de semer une intention,
    Joue, imite, répète pour apprendre, nous murmure Dame Nature.
    Pousse, cherche, persévère, le premier pas c’est de se rencontrer soi.
    Creuse, déforme et transforme, apprend à chercher la couleur derrière la Couleur.
    Perce et tu verras, le bonheur est peut-être juste à côté de toi.

    Nous vivons dans notre réalité, n’est-ce pas ? Au-delà de ce qu’elle semble être, avez-vous remis en cause sa nature face aux vérités d’un autre ? Avez-vous ouvert les portes du possible pour vous, pour un autre, celle d’un autre univers ?

    Écoutez le murmure, celui qui vous appelle à percer le voile de sa suggestion…

    « Il faut retrouver son âme d’enfant » (Nietzsche), renouer avec notre capacité d’émerveillement, qu’en pensez-vous ? Créer, c’est l’agitation de l’immobile en restant immobile, silencieux, aligné alors pourquoi partir en quête avant de s’être émerveiller de tout ce qui nous entoure ?

    La causalité… Oublions quelques instants la cause pour ne laisser que l’effet…

    Le bonheur et sa définition philosophique : « Un état de satisfaction complète caractérisé par sa stabilité et sa durabilité. Une joie intense n’est pas le bonheur, un plaisir éphémère non plus. Le bonheur est un état global. L’homme heureux est comblé, il vit une forme de plénitude. Il est universellement recherché par toutes les femmes et tous les hommes consciemment ou pas. »

    « Ce qui m’intéresse ce n’est pas le bonheur de tous les hommes, c’est celui de chacun » (Boris Vian). Ce ne serait donc pas l’affaire de tous, mais bien une affaire personnelle, une rencontre avec soi sans aucune intention de se rencontrer, un rendez-vous que l’on ne peut pas prendre.

    Notre quête individuelle et commune malgré notre force et notre unité vers ce but reste- elle vide de sens ? Peut-être pas…

    Essayons une autre route,  Le bonheur à la bonne heur, celui de l’étymologie. Bonheur comme heureux, on entend bon et heur.« Heur » désigne la bonne fortune la chance. Il commence par nous souhaiter « bonne chance », plutôt engagent, n’est-ce pas ?

    Et la « chance », c’est un concept qui exprime la réalisation d’un événement positif, améliorant une situation humaine sans nécessairement qu’il y ai un lien de cause à effet entre le désir et sa réalisation positive.

    Serions-nous tous en quête d’un état dépourvu de cause qui ne se manifeste que comme l’effet d’un rien qui malgré son sens indéterminé est tout pour nous ?

    « Le bonheur n’est qu’un idéal de l’imagination, une utopie. Il est un effet stable. Or être bien en permanence est impossible » (Kant). Ceci pourrait clôturer notre débat mais cela reste que son avis.

    Nous savons maintenant qu’il vient de l’extérieur, qu’il n’est pas produit, construit par le sujet. Il est comme l ‘amour, un effet sans cause, un effet de la non causalité…

    Quand on est en état d’amour, on se regarde, on est silencieux, on a l’impression que le temps est suspendu, ce temps entre deux temps, ce monde entre deux mondes. Ne dit-on pas que les amoureux sont seul au monde, n’est pas ? Comme s’ils étaient dans un espace de non causalité à l’intérieur de notre univers…

    Peut-être que le bonheur est intimement lié au désir, les philosophes de l’antiquité parlaient de la « tyrannie des désirs ». Un désir en appelle un autre alors même que leur satisfaction ne procure qu’un plaisir médiocre au regard de la douleur engendrée avant qu’elle n’intervienne. Le chemin des désirs ne serait donc pas la bonne direction.

    Alors faut-il oublier le bonheur pour qu’il nous trouve ? Nous pouvons tout au moins nous y préparer faute de le chercher, n’est-ce pas ?

    Le bonheur c’est accepter le réel sans être… Le trouver c’est peut-être trouver cette fenêtre en nous qui nous amène vers cet extérieur dans ce temps entre deux temps où l’on a tout notre temps.

    Être là et à la fois ailleurs, les poches vies et le cœur plein, peut être que le bonheur, l’amour et l’unité sont notre trésor quelque part derrière la fenêtre de notre soi.

    « Il ne nous reste plus qu’à fuir le bonheur pour ne pas qu’il se sauve » ( Patrick Burensteinas) ou le laisser s’installer et garder les mains ouvertes au cas où, il voudrait s’envolé.

    Nous confondons toujours l’idée de l’amour avec l’attachement

    En quelques mots

     

    Cabinet Hypnose Thérapeutique
    Eric Marty Montauban – 06 19 77 09 88
    mahty.e@hypnose-a-montauban.fr